Nous arrivons presque à la fin des participations au cadavre exquis 2015. Antoine m’a sauvé la mise à la suite de 2 désistements à la suite l’un de l’autre et je tenais encore à le remercier.

Maintenant, Je vous laisse découvrir l’interview du plus analogique des 52 photographes qui s’est inscrit pour participer au jeu.

Tout d’abord, pourrais-tu te présenter? Qui es-tu et d’où viens-tu?

Hello Andy, je m’appelle Antoine Edel ( | | ), j’ai 26 ans et je suis Designer sur Bordeaux.

© Antoine Edel
© Antoine Edel

Quel est ton parcours et comment es tu devenu photographe?

Mon parcours est un peu particulier, j’ai fait des études en évènementiel puis j’ai été architecte d’intérieur pendant quelques années avant de finir Designer global / Directeur artistique.
Je suis devenu photographe naturellement. Disons qu’on est des passionné depuis la génération de mon arrière grand-père (portraitiste au 6×9 et à la chambre), puis mon grand père qui, en plus d’être photographe de guerre, photographiait à peut près toute sa vie avec son Zeiss. Pour finir, mon père est un grand passionné même si il a moins pratiqué que les générations plus anciennes, il aime prendre tous les évènements qui font notre vie sans se poser de question. J’ai hérité de ce virus qui coule dans nos veines je pense. Je me suis toujours questionné sur le vieux FTb de mon père depuis tout petit, puis un beau jour je me suis lancé suite à un déclic : une proche avait acheté un réflex (un Canon 550D), je l’ai testé et j’ai su que je devais faire de la photographie.

© Antoine Edel
© Antoine Edel

Quels sont les domaines dans lesquelles tu t’es spécialisé et pourquoi ceux-ci?

Je me suis principalement spécialisé dans le portrait lifestyle. La raison, je pense, est familial. Mes ancêtres ont tous fait du portrait. Beaucoup de portrait même! J’en ai beaucoup fait aussi mais au bout d’un moment j’ai trouvé ça un peu trop « statique » à mon goût. Depuis, je travaille de plus en plus à l’improviste, je prépare moins ce que je veux faire. J’aime être surpris par les personnalités que je prends en photo et ne pas savoir à l’avance ce que je vais obtenir dans la série.

© Antoine Edel
© Antoine Edel

Si s’était à refaire, ferais-tu les mêmes choix pour arriver là ou tu es en ce moment?

Si c’était à refaire, je pense que j’aurais commencé plus tôt et j’aurais aimé faire plus de street façon Anthony Suau ou Andre D. Wagner, c’est à dire de l’instinctif… tellement instinctif qu’on ne ferait même pas attention à moi et mon appareil. Ou faire des portraits comme Eric Kim ou Jonathan Mannion, c’est à dire parler aux gens dans la rue et les prendre en photo. J’aime aussi le contact humain mais je suis bien trop timide. Faire du lifestyle me permet de rester dans ma timidité et d’observer la vie de quelqu’un.

Pour terminer, pourrais tu nous dire ce qu’il y a dans ton sac photo?

Dans mon sac photo, actuellement il y a deux appareils : un Leica M3 et un Pentax LX. Je ne travaille qu’au 50mm donc mon Leica est accompagné de son Summicron et mon Pentax de son 50mm f1.4. Chacun est dédié à une chose : Leica au noir et blanc, Pentax à la couleur. En pellicule j’utilise surtout beaucoup de Tmax et Portra mais il m’arrive de prendre du Ilford et Ektar. Je possède aussi un moyen format qui est un Pentax 6×7 avec 3 optiques que je sors pour certains shootings. Le tout porté par un money maker de Holdfast, de quoi nettoyer mon matériel et surtout la montre gousset et la cellule qui appartenaient à mon grand-père. Les petits 135 sont dans mon ONA The Bowery et le 6×7 dans un Billingham 555 en attendant d’avoir un Barbershop ou un Roamographer.

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